ÉTAPE 66: PASSAGE DANS LA VELODYSSÉE (EV1)

Lundi 12 août, arrivée à Esbjerg, nuageux et vent fort.

Ce matin, Niels m’a emmenée en ville pour 2 choses: reconstituer ma trousse de secours pour l’allergie et acheter un casque + de quoi réparer une roue crevée. Nous partons tôt pour trouver le médecin. Nous allons dans un centre médical. J’ignore l’organisation mais cela ressemble à un hôpital sans en être un c’est curieux. Nous arrivons à 8h30 mais personne avant 9h donc nous attendons. Pour la première fois, je vais me servir de ma carte santé européenne. Il s’agit de renouveler ce que j’avais, mais j’ignore le dosage que j’avais de cortisone. Ils veulent savoir mais je ne sais pas, alors ils me demandent d’appeler mon médecin. Il se trouve que j’ai son numéro de mobile depuis que j’ai traversé le Canada car il voulait que, si j’avais le moindre problème de santé , je l’appelle. Donc confuse, je le dérange, il me répond tout de suite et je peux ainsi donner le dosage du médicament. Sur ce coup, j’ai de la chance d’avoir un médecin de famille exceptionnel. J’aurais donc mon ordonnance et je ne paierais rien mais par contre je paierais les médicaments en pharmacie.

Puis nous allons dans un magasin de sport où j’achète un nouveau casque, jaune fluo, bien visible et du matériel de réparation de crevaison. On fait une dernière course dans un magasin de sport où j’achète un surpantalon de pluie. Maintenant, je suis équipée contre la pluie. Nous rentrons et je reprends la route. Il est 11h et je démarre encore tard. Le vent est de nouveau très fort et très présent. Cela sera le cas toute la journée.

Je suivrais la moitié de la journée une route cyclable qui borde une route avec beaucoup de circulation, c’est très bruyant et sans aucun intérêt.

Mais à un moment, je croise la vélodyssée (EV1). Et ma grande stupéfaction, la plus grande partie de ce trajet au Danemark est sur des chemins. Et malheureusement, ceux-ci sont parfois ravinés par la pluie et 2 fois, dans une montée, Petit Prince n’y arrivera pas à cause du trop grand nombre de graviers. Je devrais donc descendre et le pousser à la main. Heureusement, ce sont des montées brèves. Mais tout cela me rend nerveuse car j’ai peur de casser à nouveau des rayons et je n’en ai plus de rechange.

Le paysage est désertique, sableux avec des bruyères d’été de couleur rose.

Je ferais environ 10 km de ce chemin en roulant doucement pour ne rien abîmer. Puis le chemin serpente au milieu d’arbustes et d’arbres. C’est très calme et très agréable.

A un moment, je roule en bordure d’une vieille ligne de chemin de fer et à ma grande stupéfaction, je vois des draisines. J’en verrais plusieurs, les gens ont l’air de beaucoup s’amuser. J’en verrais aussi une avec des bagages qui a versée et les gens rigolaient. C’est rare de voir encore cela.

Lorsque le chemin est sain, c’est un vrai plaisir et je me régale.

J’alterne les chemins et les piste cyclables dans la nature, c’est vraiment agréable.

Par moment, le chemin est bordé de fleurs, c’est magnifique. Mais toutes les belles choses ont une fin, je retrouve ma piste cyclable en bordure de route. Le Danemark est le pays des vaches.

Le grand avantage de celles là, c’est qu’elles ne polluent pas ….Le temps passe, il est 18h, il faut que je me pose pour la nuit. J’ai encore du mal à faire la démarche parce que sans matériel, je me sens très vulnérable. J’essuierais 2 refus et la troisième demande sera la bonne. Jimmy et Stine ainsi que leur trois enfants m’accueilleront de façon adorable et très sympathique. Quand l’accueil est chaleureux comme cela, c’est un vrai plaisir. Je discute avec eux et je me rends compte que mon appréhension le soir, à la recherche d’un endroit pour dormir, est due à l’absence d’alternative car je n’ai plus de tente. Je suis sûr à 99% de trouver une prise électrique pour le soir, mais pas obligatoirement un gite. Et Jimmy et Stine m’offre une tente et un tapis de sol qu’ils avaient achetés pour leurs enfants. Elle est hyper simple mais cela peut me faire un toit pour une nuit. Pour le sac de couchage, je peux remplacer cela par mes 2 tenues de vêtements qui me restent. Etant au mois d’août, je ne pense pas que j’aurais froid dans ces conditions là. C’est un beau cadeau car cela me sécurise. C’est très gentil. Le lendemain matin, Stine me préparera, en plus, un super casse croute pour midi.

Merci Jimmy
Merci Stine

2 réflexions sur « ÉTAPE 66: PASSAGE DANS LA VELODYSSÉE (EV1) »

  1. Contente que tu sois accueillie par des personnes adorables, toutes ces belles solidarités apportent plus d’énergie, de confiance et de sérénité.
    Je partage ton ressenti sur l’élevage intensif, du lait stressé ne fait ne bien à personne.
    Je ne sais pas s’il s’agit d’un mode de production d’avenir, je sais qu’il est synonyme de désertification par l’abbatage des arbres notamlent.
    La vache fut le premier animal domestiqué par l’homme, elle l’a suivi dans ses déplacements, elle a su s’adapter à des conditions de vie qui n’étaient pas les siennes.
    Nous jouons avec l’anilal en ignorant ce qui le fait vivre : le végétal.
    Plantons des arbres pour nos enfants et leur descendance…
    J’étais très inquiète de ne plus recevoir tes mails ??? J’imaginais le pire.
    Heureusement, tu es vivante et pédalante.
    Je t’embrasse. Claude

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