Etape 77: UNE JOURNÉE DE PISTES CYCLABLES SANS CHICANES.

Vendredi 23 août, arrivée à Compiègne, 105 km, temps très ensoleillé.

Je prends mon petit déjeuner avec la mère et les 3 enfants. Le père, agriculteur, est parti travailler. Il cultive essentiellement de la betterave et du blé et il n’a pas de troupeau d’élevage. Ces enfants sont vraiment adorables, Pauline l’aîné, curieuse de tout, qui pose plein de questions intelligentes, Clémence l’affectueuse et la câline et Rémi le petit dernier qui se fait la voix à intervalle régulier pour exister. En partant, tout le monde essaiera le vélo ou plutôt montera dessus. Le fait d’avoir un siège est intrigant. Pauline, juste avant que je parte, me glisse tout bas à l’oreille « tu me manques déjà », je suis émue et très contente, je pense avoir donné autant que j’ai reçu. Merci à cette belle famille, de son accueil si chaleureux.

Béatrice, la maman est aussi montée sur le trike. En la voyant faire, je réalise à quel point, ce n’est pas évident de monter sur un trike quand on ne peut pas s’assoir normalement, c’est à dire par devant en reculant. Le Veltop empêche cela. Il faut d’abord s’assoir les jambes sur le côté, puis passer une jambe après l’autre au dessus des manettes du guidon et cela n’a rien d’évident quand on n’a pas l’habitude.

Leur maison est située en pleine montée, je commence donc par finir la montée. Il fait beau et l’on voit qu’il va faire chaud. Le paysage est plein de champs de betterave, je suppose qu’une usine de sucre n’est pas loin. Et au fond, on aperçoit un champ d’éoliennes. C’est vrai que leur nombre m’avait impressionnée à l’aller car je trouvais que cela gâchait trop le paysage.

Au bout de 5 km, je prends une piste cyclable non goudronnée qui serpente dans la forêt. Elle est en parfait état, très bien entretenue et facile d’accès. La seule question que je me pose, c’est que devienne ces belles routes sous la pluie et en hiver ?

Juste un inconvénient de ces belles routes en milieu de forêt, c’est que l’on n’a plus aucune vue de paysage. Par contre, elles sont extrêmement agréable à emprunter. Ce qui me sidère c’est que je ne vois personne dessus, un seul cyclotouriste et une vingtaine de vélos. On est au mois d’août donc on s’attendrait à voir du monde. Et je ne vois personne, quel dommage. C’est des endroits merveilleux à parcourir en famille avec des enfants à vélos qui ne risquent rien.

De temps une trouée avec un beau village au fond.

Le chemin est en parfait état et je comprends pourquoi quand je vois la taille de l’engin totalement impressionnante qui travaille. Vous voyez comme les bas côtés sont dégagés. Par contre, il est tellement large qu’il occupe la totalité de la piste. Par chance, il me voit vite et se gare immédiatement car vu le bruit qu’il fait c’était impossible de me faire entendre.

Je sors de cette belle piste pour faire quelques km sur des petites routes avant de retrouver très vite, une nouvelle piste cyclable.

C’est étonnant de trouver une si grande église au milieu d’un petit village. puis je retrouve une piste cyclable, l’eurovélo 3 que je suivrais sur près de 60 km. Elle est en bonne état, goudronnée. Mais par moment, l’herbe a pris le dessus et forme des grandes plaques. J’espère qu’ils vont lutter contre cela car sinon la piste sera vite envahie.

Je longe le canal de la Sambre à l’Oise. Au début, on voit beaucoup de palplanches, donc la rive ne paraît pas très sauvage, puis par la suite les palplanches sont intégrées à la végétation.

Ce sont des voies navigables avec des écluses et on en voit à intervalle régulier.

Des canards, poules d’eau et un cygne ont élus domicile. J’ai vu 3 hérons, mais ils s’envoleront avant que j’ai le temps de les prendre en photos.

Une des nombreuses écluses pour les péniches

Premières péniches que je vois et qui montrent que ce canal est navigable.

J’ai bien roulé, 60 km et il me faut m’arrêter, par sécurité, pour recharger ma batterie. Pour cela, il me faut sortir de la piste cyclable. Je mettrais 5 km à sortir. Je trouver une superbe ferme où l’agriculteur en retraite acceptera tout de suite de brancher la batterie et sa femme, très gentiment, m’offrira le déjeuner.

La batterie pleine, je repars. Et comme toujours, en France, au détour d’un virage, je tombe sur un château d’une taille incroyable, au milieu de la campagne. Quelle richesse la France

Puis je sors de la piste cyclable en direction de Compiègne. Et là, le stress maximum. Des départementales très fréquentées, des pistes cyclables trop étroites pour mon vélo, les camions et les voitures qui vous rasent. Après 70 km de pistes cyclables, le contraste est rude.

Je finis par arriver à Compiègne. J’avais décidé en regardant la route de m’arrêter en sortant de Compiègne. J’ai peur de ne pas trouver où m’arrêter. Je vois une route/rue sur la gauche avec des maisons qui ont l’air sympa. Une des maisons m’attire par son architecture que je trouve intéressante. Je sonne, un homme en sort, vient à ma rencontre. Il m’écoute attentivement mais ce soir, avec sa femme, ils sortent au restaurant, ils ont réservé et il pense que sa femme ne va pas vouloir m’accueillir. Il rerentre dans la maison pour discuter avec elle. Celle-ci sort et m’explique qu’ils ont été cambriolés il y a quelques mois et que maintenant elle est méfiante, ce que je comprends parfaitement. Mais j’ai repris confiance en moi, alors je discute gentiment. Et je serais superbement accueillie. J’irais avec Philippe et Babeth au restaurant qui me sera offert. Une superbe soirée très chaleureuse. Je suis très contente de cette belle soirée et je suis sûre que nous nous reverrons.

Merci Philippe et Babeth pour votre merveilleux accueil et à bientôt

5 réflexions sur « Etape 77: UNE JOURNÉE DE PISTES CYCLABLES SANS CHICANES. »

  1. Salut Corinne, je vois que tu continues ton trajet de retour avec un bon rythme de croisière, bravo. Ton voyage touche à sa fin, et tu sembles apprécier de retrouver la France , ce que je comprends.
    Nous sommes également de retour en France aujourd’hui, après notre séjour d’une semaine en Allemagne, que nous avons vraiment apprécié.
    Paysages superbes le long du Rhin, de notre côté nous avons eu beaucoup de chicanes, mais pas difficile pour nous de les franchir, par contre nous avions à chaque fois une petite pensée pour toi!
    Je ne connais pas tes dernières étapes, mais je suis de retour à La Puisaye lundi midi, si tu as besoin d’un hébergement , bien sûr que tu es la bienvenue, mais tu seras peut-être plus loin.
    Bon courage pour ces derniers kilomètres, je suis de tout coeur avec toi,
    Bises

  2. Bonjour Corinne,
    Voici les 100 derniers kilomètre de ce magnifique périple. Bravo à vous.

    Le soleil et la température sont avec vous pour cette fin de parcours et nous aussi.

    La bonne étoile qui est avec vous vous ramène sans trop de pépins à bon port.

    Nous vous souhaitons dès lors encore de nombreuses années dans cette forme qui vous permettrons de mener à bien touts les projet à venir qui ne doivent pas manquer à votre existence d’aventurière avérée.

    Maintenant nous pensons à quelques temps de récupération et repos bien mérités.
    De plus il y aura certainement bien des réparations en vue. N’hésitez pas à nous contacter en cas de doute sur des particularités techniques spécifiques.

    Nous vous embrassons et vous félicitons sincèrement.

    Yves et Edith

  3. Coucou Corinne,
    Je viens de voir sur ta balise que tu es au Vésinet!
    Bravo, vraiment, je ne sais pas quoi te dire d’autre, tu as encore accompli une sacrée performance, sachant toutes les embuches qui se sont dressées sur ton chemin.
    Est-ce vraiment l’étape ultime, ou as-tu prévu d’amener Petitprince jusqu’à St Palais?
    Je te souhaite un bon repos bien mérité, je t’embrasse très fort

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