ÉTAPE 69: UNE JOURNÉE DE PLUIE

Jeudi 15 août, arrivée à Burg, 114 km, nuages et pluie toute la journée.

Ce matin, excellent petit déjeuner en famille. L’Allemagne est vraiment le pays des charcuteries. Je suis impressionnée par toutes les variétés de charcuterie qu’il y a sur la table. J’ai pris l’habitude maintenant d’en consommer au petit déjeuner, alors qu’en France, cela me paraîtrait incongru. Et en Allemagne, je pars systématiquement avec des sandwichs pour midi et, évidemment on y retrouve des charcuteries. Je ne sais pas pourquoi les allemands ne sont pas plus obèses parce qu’entre la bière et les charcuteries !…

Et je pars. La pluie est tout de suite là et je l’aurais, parfois, de façon forte, toute la journée. J’ai pu tester mon nouveau vêtements de pluie, il me protège bien mais il n’est pas agréable à porter.

L’Allemagne a vraiment beaucoup de pistes cyclables mais celles que je trouve ne sont pas en bon état. A intervalle régulier, on trouve des bandes avec des trous et cela provoque des grosses secousses au vélo. Ayant toujours peur pour ma roue arrière, je finis à mon grand regret par les abandonner, j’ai trop peur de casser des rayons or comme je n’en ai pas de rechange (je n’ai pas trouvé un seul magasin de vélo qui en fasse sur mesure), cela serait le rapatriement et pour une raison pareille, cela serait absurde. Je roule donc maintenant sur la route, ce qui est plus dangereux mais je n’ai pas le choix. La seule chose qui me console, c’est que mon vélo est très visible.

Avec cette pluie, j’ai changé de tactique. J’ai décidé de rouler plus vite, ce qui consomme plus de batterie et de m’arrêter à 2h pour recharger, c’est donc ce que je ferais. Cela coupe le rythme mais c’est plus tonique. Sous la pluie, je m’ennuie plus car je vois moins bien le paysage, d’où le fait que je fais moins de photos. Je ne parle plus des panneaux solaires, puisque indépendamment du temps, ceux-ci ne fonctionnent plus grâce au technicien électricien (c’est quand même vraiment pas de chance que s’adressant à un professionnel, celui-ci fasse un court-circuit qui me bousille mon matériel). Mais les regrets étant inutiles, comme c’est fait maintenant, je n’ai plus qu’à finir mon voyage avec des panneaux solaires qui ne servent à rien, juste un poids inutile à trimbaler.

Je croise l’Eidre et sur ces bordures, on trouve des renfoncements transformés en port. Et on trouve de très beaux bateaux dont certains de bonne taille.

Au bout de 60km, espérant arriver à en faire 120km, je m’arrête dans un petit restaurant pour recharger ma batterie. Je laisse Petit Prince sur un parking, mais il est trop loin de moi et cela me rend nerveuse. Le patron, très gentiment me propose de le garer devant son restaurant et c’est là qu’il finira, tout près de moi. Je n’ai pas faim mais il me faut commander, par correction, quelque chose. Par chance, ils font des salades, je mangerais donc une salade. Je reste 2h et ce nouveau chargeur fait vraiment des merveilles. Je repartirai avec la batterie au 4/5 pleine, donc pas de problème pour faire les 120 km.

La campagne que je traverse ressemble beaucoup à la campagne française. Je vois encore des troupeaux gigantesque mais beaucoup moins qu’au Danemark.

Par contre, je revoie à nouveau beaucoup d’éoliennes, au point qu’à certains endroits, leur densité est tellement importante qu’on dirait des forêts d’éoliennes.

Je vois un moulin et je repense à l’accueil de Christopher et sa famille, si chaleureux et dans son beau moulin. Cela me semble bien loin maintenant alors que c’était seulement à l’aller de ce voyage commencé il y a 3 mois maintenant.

Sur la route, je trouve un traversier. C’est amusant de trouver encore cela à la place d’un pont. La traversée se fait en 3 mn et le temps d’attente très faible, puisque le traversier ne fait que cela. Par contre il ne peut pas prendre beaucoup de voitures à la fois.

A chaque fois, je trouve que mon Petit Prince a l’air bien incongru à côté de toutes ces voitures. Arrivée de l’autre côté de la rive, il me faut trouver un point de chute pour le soir. Comme hier, je m’éloigne de la route principale pour aller dans une rue. Je m’arrête devant un petite maison (un choix un peu idiot car la maison est vraiment petite), une jeune femme très avenante m’accueille. Elle n’a pas de place mais sort pour aller chez ces voisins. Ceux-ci ne parlent pas du tout anglais, alors elle leur explique ma situation. Ils m’accueilleront mais de façon bizarre. Petit Prince est mis à l’abri dans un grand hangar et c’est bien car il pleuvra toute la nuit. Moi, ils m’hébergeront dans un chalet transformé en débarras mais qui a un lit. Et pour me laver, pas de douche car ils ne me feront pas rentrer dans leur maison, mais ils mettront à ma disposition une pièce avec WC et lavabo dans une 3e maison. Je n’ai jamais eu un hébergement si éclaté. Anne Marie, voyant que je ne pourrais pas manger, une demi-heure plus tard, m’apportera un repas bien préparé. Elle me dit aussi de venir prendre le petit-déjeuner le lendemain chez elle.

Merci Anne Marie pour avoir organiser pour moi cette étape de la journée.

3 réflexions sur « ÉTAPE 69: UNE JOURNÉE DE PLUIE »

  1. Finalement avec ta manière de voyager inutile de partir si lourdement chargé ..un velo pliant style brompton serait suffisant.. moi…j y réfléchis.. je suis assez seduite par le bikepacking..

    1. Bonjour Francine,
      Je ne souhaite pas abandonner le vélo couché alors un Brompton jamais et en plus pliant, ce n’est pas du tout un vélo de voyage mais un vélo de petite ballade

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