ÉTAPE 60: HALTE FORCÉE POUR SOIGNER PETIT PRINCE.

Samedi 27 juillet, arrivée au camping de Levanger, 68 km, le beau temps continue, 30°C

Ce matin nous avons un super petit-déjeuner, sûrement le plus copieux depuis que l’on s’arrête dans les campings. Thierry a bien mangé à sa faim, cela devrait lui tenir au corps un moment mais je ne suis même pas sûre. J’ai essayé de faire le trajet de la journée, mais pour atteindre le camping de ce soir, lorsque je demande le trajet GPS voiture, il nous fait passer par la E6 qui est une route avec beaucoup de circulation. Comme je sais que cela ne va pas plaire à Thierry, je redemande un circuit vélo au GPS. Comme la route est indiquée sur la carte papier, nous sommes confiants.

Mais, sur cette terrasse où nous regardons devant nous l’eau, nous n’avons pas envie de partir sans nous être baignée. Alors nous sortons les maillots de bain et hop dans l’eau. Elle n’est pas froide, mais la grande déception, c’est qu’il n’y a aucune profondeur, 60 cm environ donc c’est quasiment impossible de se baigner, mais on se sera au moins rafraîchi.

Comme nous avons traîné, nous ne partons qu’à 10h30 mais l’important c’est qu’on s’est fait plaisir. Nous partons donc sur cette route fréquentée mais tout de suite nous quittons la E6 pour partir dans les collines. Et exactement comme hier, les premiers Km sont magnifiques.

Et bien, nous avions tort d’avoir confiance car nous retrouvons exactement la même situation qu’hier. La belle petite route se transforme brusquement en chemin, le même qu’hier. Et là je suis très claire, je fais immédiatement demi-jour. Il est hors de question que je refasse vivre cela à mon attelage. Je propose à Thierry de continuer et de se retrouver plus tard mais il ne veut pas et fait demi-jour avec moi. Nous revenons en arrière pour retrouver cette route bruyante et très fréquentée qu’est la E6. Par contre, elle a une piste cyclable sur la moitié du chemin, ce qui n’évite pas le bruit mais au moins le danger de la circulation.

Cette route longe régulièrement des lacs et avec le soleil qui éclaire tout cela, je prends le temps de déguster ces vues de paysages. Je roule tranquillement sur cette piste cyclable quand j’entends soudain un claquement brusque et très fort. La route est plate, je roule à 18 km/h et je ne demande aucun effort à la roue motrice mais je suis sûre que le bruit vient de là. Je m’arrête, descends et inspecte la roue motrice. Un rayon vient de casser à nouveau. Mais il me semble que la situation est complètement différente d’hier. Tous les autres rayons sont bien mais la roue est fragilisée à nouveau. On va s’arrêter à la prochaine petit ville mais c’est samedi et les commerces ferment vers 16h. Or il est 15h30. Je reprends la route, encore plus doucement pour solliciter la roue motrice au minimum. Arrivée à la ville d’après, je sais qu’il est trop tard mais j’essaye quand même de trouver une boutique de vélo pendant que Thierry …fait des courses de nourriture.

Finalement, je ne trouve pas de magasin mais un cycliste que j’ai arrêté m’indique que dans la ville suivante à 15 km, il y a une excellente boutique de vélo. Comme, par chance pour moi, cette ville a aussi un camping en bordure de lac, nous décidons d’y aller en sachant que cela nous oblige à y rester dimanche pour être à l’ouverture du magasin lundi. Ceci dit, je ne suis pas tranquille car je n’ai plus que 2 rayons d’avance. Donc, une fois remplacé celui cassé je n’en aurais plus qu’un d’avance, par contre ils vont me rééquilibrer ma roue, ce qui est important pour la suite du voyage. Alors que j’en ai déjà cassé 7 depuis le début du voyage. Comme ces rayons ont une longueur spécifique propre à cette route motrice, ils se vendent pas en magasin. Ils sont faits sur mesure, mais peu de magasins fabrique eux-mêmes leurs rayons, donc je n’ai quasiment aucune chance d’en retrouver ici. Il faut que j’arrive à en trouver coûte que coûte. Je dois réfléchir à trouver une solution.

En attendant, nous sommes installés dans un camping au bord d’un fjord qui s’enfonce profondément dans les terres.

Je ne savais pas que les trolls, nains de jardin fleurissaient aussi dans les campings.

Le soir, je demande à une famille à côté de nous, si je peux utiliser leur table pour écrire. Ils sont charmants, vivent en Suède, le père est allemand, la mère sud africaine et les 2 enfants, un doux melting-pot de tout cela. Nous passerons une très bonne soirée tous ensemble et le lendemain, ils nous offriront également le petit déjeuner. Je suis contente d’avoir fait une belle rencontre de gens sympathiques et généreux.

Il fait maintenant très chaud et la nuit dans la tente, c’est difficile d’avoir un peu d’air… mais cela n’empêche pas Thierry le dormeur de passer une bonne nuit.

3 réflexions sur « ÉTAPE 60: HALTE FORCÉE POUR SOIGNER PETIT PRINCE. »

  1. Salut Corinne,
    Merci pour ces dernières newsletters que je viens de lire.
    Vous êtes vraiment courageux tous les deux, et c’est bien de voir que vos efforts sont récompensés par de beaux paysages, et que Thierry trouve des boutiques pour manger à sa faim!
    C’est super que vous ayez pu vous baigner, il me semble que le temps est beaucoup plus agréable depuis un moment, tant mieux.
    Tes photos sont vraiment très belles, avec une super lumière, c’est toujours sympa de découvrir ce que tu nous envoies. Tu dis que tu n’as pas le courage d’écrire le soir car tu es fatiguée, mais tu te lèves vraiment tôt pour t’y mettre, c’est une vraie discipline que tu ne lâches pas, et pour nous c’est un grand plaisir de te lire.
    J’espère que la roue va être vite réparée, et que Petit prince va pouvoir repartir en forme pour continuer l’aventure.
    Je vous embrasse très fort tous les deux.

  2. RAS à ce que vous a écrit Corinne, je continue de découvrir la Norvège avec vous et Thierry, profitez bien du soleil ,des beaux paysages ,des belles rencontres et de votre mari, grosses bises…
    ( je souhaite que tout ce passe bien pour la Réparation de Petit Prince)

  3. Bonjour Corinne. C’est avec un grand plaisir que je lis tes blogs tous les jours! C’etait aussi tres agreable d’avoir fait ta connaissance á Lofoten! Je vois que vous êtes á Trondheim maintenant, une ville situé seulement á 250km de chez nous! Je vous embrasse ! Lena,la Suèdoise

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