ÉTAPE 59: SOLEIL ET DIFFICULTÉS POUR PETIT PRINCE

Vendredi 26 juillet, arrivée à Føllingstua camping, 85 km, journée ensoleillé et chaude, 30°C

ASSOCIATION PETITS PRINCES: Bilan 17 dons pour 955€ (rappel, le coût moyen d’un rêve de Petit Prince est 1500€). Merci beaucoup, Joël et Bernadette de Belgique, pour ce don généreux. J’avais comme ambition de collecter de quoi réaliser 3 rêves de Petit Prince, j’arrive doucement au financement d’un rêve que j’espère obtenir. Visiblement, je suis trop ambitieuse pour les autres mais je trouve que c’est tellement une belle cause. J’ai eu la grande chance d’avoir des enfants en bonne santé alors penser à ceux qui n’ont pas eu cette chance…

Je vous écris de la terrasse du camping. La vue serait magnifique sans les mobile home devant mais business oblige, on ne peut pas laisser20 m inoccupé pour la vue, dommage.

On quitte sans regret ce camping si peu agréable avec beaucoup de monde. Dans le coin des campeurs, on trouve souvent des motards et malheureusement beaucoup d’entre eux n’ont pas beaucoup de respect pour les autres. Ils parlent très fort et tard le soir et souvent c’est la même chose le matin. Les bonnes chaleurs arrivant, ils veulent sûrement éviter de rouler pendant les grosses chaleurs.

Pour le problème de l’eau, Thierry refusant de porter plus de choses, j’ai acheté 4 bouteilles d’eau d’un demi litre que j’ai mis sur la remorque. Il faudra qu’il m’attende pour boire. Ma volonté d’alléger la remorque n’a plus de sens maintenant (+ cuisine + nourriture + eau).

Comme Thierry ne supporte pas les routes avec un peu de trafic (car s’il y a du trafic, c’est supportable, mais le bruit est fort). De plus comme Thierry navigue beaucoup sur la route quand il a les mains sur les cornes, problèmes d’équilibre, je comprends que les voitures lui fassent peur) j’ai demandé au GPS un itinéraire vélo avec tous les risques que cela comporte pour moi, c’est à dire de me retrouver dans des chemins très praticables en vélo droit, mais redoutables pour mon attelage à 5 roues. Et effectivement, les routes proposées sont superbes, sans circulation et passant au milieu de la nature. Nous apprécions beaucoup.

Cette route là me rappelle les routes canadiennes mais avec des arbres beaucoup plus petits. Les 15 premiers km sont formidables.

On a quitté la côte et maintient on découvre des lacs au détour d’une route et cela donne encore des paysages magnifiques.

C’est amusant, sur tous les reliefs, comme l’altitude est plus faible, on voit des arbres au sommet qui se détachent dans le ciel.

le foin est coupé séché, mis en tas pour former des round ballers

Et puis soudain, comme en Suéde, la route s’arrête et cela devient un chemin, mais comme tous les chemins, ils sont défoncés à intervalle régulier. Mais en soit ce chemin est superbe. Thierry se régale car avec 2 roues et l’une suivant l’autre, si on roule tranquillement, on peut sans problème éviter les trous. Mais moi avec 5 roues, c’est impossible. Et souvent j’arrive à éviter les trous avec les 2 roues de devant et c’est systématiquement la roue motrice qui tombe dans le trou. Quant à la remorque, je ne peux rien anticiper et comme depuis le début, elle a été hyper fiable, je lui fais confiance.

La route se transforme en chemin pierreux

Plus on s’avance et plus la route est défoncée. Avec les pluies très fortes de ces derniers jours, c’est facile de comprendre comment ces chemins deviennent plein de trous. Et je deviens de moins en moins tranquille. Je n’oublie pas que j’ai déjà cassé 3 rayons sur la roue motrice et que j’ai évité la catastrophe de peu. Je fais très attention, je roule doucement mais je tombe régulièrement dans les trous. Thierry caracole devant car pour lui, cette route est sans problème en roulant doucement. Et les points d’eau, lacs, torrents se succèdent et tout cela évidemment sans voiture.

J’étudie la carte et il n’existe aucune route goudronnée à proximité. Et je constate avec effroi que cela va faire à peu près 40 km de chemin. Je fais du 8km/h et cela ne m’empêche pas de tomber dans des trous tellement il y en a.

Thierry m’attend aux bifurcations mais c’est toujours une bifurcation entre 2 chemins, jamais avec une route goudronnée. On finit par faire une pause à midi pour déjeuner. Et Thierry allégera ma remorque en buvant 3 bouteilles d’eau sur 4. Mais je ne suis pas détendue, je suis inquiète pour ma roue motrice qui prend trop de chocs.

On repart et très vite, je sens que quelque chose ne va pas. Je m’arrête et constate qu’à nouveau, 3 rayons de la roue motrice ont cassés. Je me rappelle que pendant le Suntrip 2018, les seuls problèmes rencontrés par les trikes étaient la casse des rayons de la roue motrice. C’est donc le grand point faible des trikes à roue motrice. La seule façon de minimiser le problème est d’alléger au maximum le poids sur cette roue motrice. Je peux alléger les 2 sacoches sur le côté en mettant du poids supplémentaire sur la remorque (j’espère qu’un jour, elle ne me le fera pas payer). Et par contre, en voyant ce qui m’arrive, je n’aurais jamais du installer la batterie qui pèse 5 kg sur le porte bagage car en cas de chocs, elle appuie sur la roue. Mais cela, je ne peux pas le corriger sur ce voyage, il faut que je fasse avec et que je repense à mon système en fin de voyage pour l’améliorer en fonction des problèmes rencontrés. En attendant, il faut que je me débrouille comme cela pour ce voyage.

Heureusement que j’ai beaucoup appris de ma dernières casse de rayons car je gére bien tout cela. Le seul problème que je rencontre est de remettre la roue dans son support. Seule je n’y arrive pas mais heureusement Thierry est là pour m’aider. Et à 2, on sera bien efficace et le problème est vite résolu. Par contre, je n’ai pu que 3 rayons d’avance (ils sont bien spécifiques), alors je n’ai plus le droit à l’erreur.

Nous repartons mais maintenant je roule encore plus doucement car je veux vraiment éviter un maximum de trous mais il y en a tellement. Le problème c’est qu’après cette réparation , il reste encore 20 km de piste alors c’est long surtout que Thierry avance bien pendant ce temps.

Nous finissons par rejoindre une vrai route mais il reste encore 25 km à faire et Thierry râle car cela lui fait trop de temps sur le vélo. Je suis désolée d’avoir provoqué cela mais je me rends compte qu’il y a une « philosophie vélo ». Pour moi, l’important c’est que j’ai pu me dépanner, que je ne suis pas restée seule au milieu de nulle part. Le temps m’est complètement égal du moment que tout va bien. Une fois sur la bonne route on avance bien mais il est tard. On arrive au camping à 19h (cela me fait le même effet que quand je roule seule et que j’ai été retardée Je frappe chez les gens après 19h, heure que je trouve limite).

Arrivés au camping, avec un poids en plus car Thierry s’est arrêté pour faire des courses, je m’aperçois que le camping a un restaurant. Nous y dînerons et prendrons le petit déjeuner. Quand on veut planter la tente, on s’aperçoit que l’élastique qui tient tous les piquets ensemble est cassé (il est 20h30…) on répare et Thierry part prendre sa douche. Je m’apprête à monter la tente seule quand je m’aperçois que l’on a monté le système des piquets à l’envers. Ce n’est pas grave mais je n’arrive pas à tenir l’élastique et à remettre l’ensemble des piquets correctement. Cela me fait rire et je m’assois en attendant le retour de Thierry. Lorsqu’il revient, la tente n’est toujours pas monté mais il faut 5mn pour finir ce que j’avais fait et 10 mn maxi pour monter la tente. Je suis de bonne humeur et Thierry va vite se coucher car il est fatigué. Je traine un peu car avec la chaleur qui est arrivé un peu brutalement, j’ai du mal à dormir.

La première ligne près du lac est réservé aux mobile homes. La tente c’est le bas de gamme et puis, en général, le campeur ne consomme pas assez alors au 2éme rang, c’est assez bien pour eux.

2 réflexions sur « ÉTAPE 59: SOLEIL ET DIFFICULTÉS POUR PETIT PRINCE »

  1. De retour sur votre blog , c’est extra !!! Tout va bien ,enfin, presque…et le soleil est là…grosses bises

  2. Bonjour Corinne et Thierry.Encore une journée chaude qui s´annonce ici au Jämtland,cette province et département/comté suédoise ,à l´est de lá oú vous vous trouvez en ce moment en Norvège et dans la région du Trondelag .
    Peut-être un peu fou d´être un Francais plein de joie de vivre,alors que vous êtes à la même hauteur que nous en Scandinavie,j´aurais bien voulu vous revoir et faire la connaissance de Thierry,qui tient trés bien le coup.Vous avez tous les deux ,mais lui avec plus d´énergie,déjà parcouru plus de 1000 km en vélo et en tricycle depuis Bodø.
    Pensez que vous avez parcouru plus que la distance de e à Perpignan ou de Brest à Strasbourg.
    Toutes mes félicitations.
    J´aurais bien voulu me rendre à Trondheim,malheureusement ,nous sommes plus prés de la Baltique ,de Sundsvall sur la E4,et à plus de 500 km A de Trondheim.
    Nous rentrons ce soir à Frösön qui est à 150 km à l´ouest d´ici,aprés avoir cueilli des baies boréales(Hjortron) et des myrtilles.
    A propos de Bernadotte et non de Bernadette,Jean-Baptiste,natif de Pau,devenu simple soldat au moment de la révolution francaise,il a gravi tous les échelons de la hiérarchie militaire pour devenir maréchal d´empire de Napoléon 1 er avec qui il n´était pas d´accord.
    Il a épousé Désirée Clary,une marseillaise,qui avait été la petite amie de Napoléon 1 er,avant qu´il rencontre Joséphine de Beauharnais.Tous deux,roi et reine de Suède,n´ont jamais su parlér le suédois.On parlait le francais à la cour de Suède.Leur fils,Oscar,né à Paris,arrivé en bas âge en Suède,est le seul de la famille á avoir aåpporis le suédois et il servit d´interprètre à ses parents.
    Sa mére,Désirée,aprés une courte entrée en Suède,elle revint 10 ans aprés ,ayant laissé son mari et son jeune fils en Suède.
    Avec ce retour,elle avait avec elle la future épouse pour son fils,Joséphine de Leuchtenberg,une pricesse franco-bavaroise,fille de Eugène de Beauharnais et petite fille de Joséphine de Beauharnais.
    C´est Joséphine de Leuchtenberg ,trés catholique qui permit à l´église catholique de venir s´installer en Suède,car l´église de Suède ,protestante luthérienne,église d´état ,avait un pouvoir de vie et de mort sur la population suédoise.
    C´est pour cela que la première école francaise de Suède a été une école religieuse francaise fondée par les soeurs de l´ordre de Saint Joseph aavec la maison mère à Chambéry.
    De nos jours,cette école est laïque ,sinon,il y a une autre école francaise à Stockholm,le lycée Saint Louis.

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