ÉTAPE 58: UNE JOURNÉE CHAUDE !…

Jeudi 25 juillet 2019, arrivés au camping de Namsos, 76 km, temps très ensoleillé, température 26°C.

Ce matin, je me suis levée plus tôt pour écrire la newsletter, je n’arrive vraiment pas à la faire le soir, je suis fatiguée et j’ai plutôt envie de me relaxer alors que le matin, je suis en forme et écrire me fait plaisir. Au réveil, le ciel est bleu et le soleil est annoncé pour toute la journée, quelle joie après avoir connu tant de jours de pluie. Ce camping est vraiment très agréable, peu de monde, bien situé, cuisine impeccable et très calme. C’est tellement rare que cela mérite d’être signalé. Donc ce matin, je suis seule dans un beau paysage et je vous écris. Thierry, le dormeur, arrive beaucoup plus tard. Le problème du matin est « que reste-t-il à manger ? ». pour moi, avec le porridge, la question ne se pose pas. Et c’est vrai que ce n’est pas obligatoirement facile de gérer les courses à vélo.

Quelque fois Thierry n’a pas assez à manger le matin donc à la première boutique, il s’arrête mais il faut que je sois là aussi car c’est moi qui transporte la nourriture. C’est lui qui choisit ce qui lui va, moi après 10 années de pensionnat, je m’adapte à tout et tout me va, je ne suis pas compliquée. Le problème, c’est la conservation faute de froid. On avait du fromage, et avec la chaleur d’aujourd’hui, il était en partie devenu liquide et pas très appétissant. Mais comme, on a faim, tout passe.

Le ciel, au début, de la journée est d’un bleu superbe, je ne suis plus habituée. Partir à vélo solaire dans ces conditions là, c’est génial. L’objectif ce matin, est d’atteindre Namsos qui est environ à 80 km (j’ai du mal à savoir exactement la distance au départ car il y a un bac à prendre et le GPS me compte toujours la distance faite en ferry). Nous voilà donc partis. Et tout de suite, on trouve des beaux paysages. Et cela, on ne s’en lasse pas. Le vélo couché, pour cela est extraordinaire car comme vous êtes assis et que vous avez la tête droite, vous embrassez bien le paysage. C’est pour cela que j’ai le temps de repérer ce qui me plait pour faire des photos. Ce qui m’impressionne en Norvège c’est de voir, comment, en peu de km le paysage change, dès que l’on le regarde d’un autre point de vue. Comme le vélo est un moyen de locomotion lent, on peut vraiment en profiter un maximum.

On trouve, à intervalles réguliers, des petits ports, mais toujours des petits ports de plaisance. Les seuls bateaux professionnels que je vois sont ceux de l’aquaculture de saumons que l’on trouve régulièrement dans les fjords. Les autres bateaux sont visiblement pour la pêche des particuliers qui est omniprésente. Je pense que tout norvégien ou presque est un pêcheur. Il faut dire qu’avec le bord de mer qu’ils ont, ils n’ont pas beaucoup de mérite. Par contre on trouve très peu de voiliers. Lorsqu’on a fait du camping sauvage et qu’il y avait beaucoup de vent, on a vu 2 planches à voiles qui filaient très vite. Sur la route, on croise beaucoup de voitures avec des kayaks mais je n’en vois jamais sur l’eau. Je ne sais pas où ils en font. Je suppose qu’il doit y avoir des coins réputés pour cela. J’aurais bien aimé en faire avec un guide pour explorer la côte à partir de la mer. Peut-être trouverais-je cela avant de quitter la Norvège ?

Je suis entrain de pédaler tranquille quand mon téléphone sonne. C’est Thierry qui est au bac. Il y en a un au quai qui va partir et le suivant est dans 2h. Thierry retient le bac mais il faut que je me dépêche. Je cesse de rêvasser et je mets l’assistance à fond, le terrain est presque plat. Je monte tout de suite à 30 km/h mais je déteste cela car à cette vitesse, je suis à la merci du moindre trou, obstacle car je sais que je ne pourrais pas arrêter mon vélo facilement car trop lourd. Je fais comme cela 2 km à fond et j’arrive au bateau qui très gentiment m’a attendue.

Ces ferries s’ouvre par l’avant et l’arrière, la coque se soulève avec 2 gros vérins.
Sur ce ferry, il faut monter les motos et vélos sur une passerelle mais la côte est raide, c’est difficile pour moi , mais là Petit Prince domine, pour une fois qu’il n’est pas en fond de cale.

Puis nous voilà repartis sur l’autre rive, avec toujours des paysages aussi beaux

Thierry s’est arrêté devant un petit port pour déjeuner, l’endroit est beau, calme et paisible. Par contre, il n’y a aucune maison pour demander de l’eau. Or si Thierry achète à manger, il n’achète pas de bouteilles d’eau pour avoir une réserve par ces journées chaudes. Or il n’a qu’un litre et demi de gourde ce qui est très peu. J’ai peur qu’il en manque.

Nous monterons une très grosse côte et très longue. Thierry, dans ces conditions, va beaucoup plus vite que moi qui suis obligée de m’arrêter régulièrement pour faire refroidir mon moteur. Ce dernier, vu la chaleur met plus de temps à refroidir, ce qui me fait des pauses beaucoup trop longues. Et entre les pauses et la montée, je dois mener un combat contre les taons. C’est vraiment un insecte redoutable et il ne me loupe pas, surtout quand je monte et que je suis obligée d’avoir les 2 mains sur le guidon. J’ai du avoir une dizaine de piqûres et toutes les déménagions qui vont avec. Je déclare cet insecte déloyal et lâche (à égalité avec la tique) ! A l’arrêt, tous ceux qui m’ont piquée n’en ont pas profité car ils sont morts …, pas d’état d’âme.

Je rattrape Thierry en arrivant à Namsos et je le perds des yeux, je ne sais pas où il est parti. Je m’arrête à la sortie de la ville et je l’attends, puis je finis par l’appeler au téléphone. Je vois qu’il m’a appelé mais j’avais coupé le son dans le ferry alors je n’ai pas entendu. Par manque d’eau, il n’est pas bien du tout et s’est arrêté dans un centre commercial. Il faut impérativement qu’il ait plus d’eau mais il me dit qu’il ne peut pas en transporter plus, son vélo est trop lourd. Comme il roule seul, si je transporte 2L pour lui, je vais devoir lui coller aux fesses, ce que ne va pas supporter mon assistance électrique car cela implique de freiner trop souvent et surtout de relancer trop fréquemment le moteur. Bref, je ne sais pas comment on va résoudre cela.

Puis on arrive au camping qui n’a pas du tout le charme de celui de ce matin. Mais comme on n’a pas le choix, on fait avec. On s’installe donc dans un coin, au milieu des autres (c’est vraiment cet aspect là du camping que je déteste). Car cela implique obligatoirement des nuisances en particulier par le bruit et souvent aussi bien le soir que le matin, ce qui sera effectivement le cas, car peu de gens sont discret et ont le respect des autres.

Ce matin, le ciel est complètement laiteux (le sol est totalement gorgé d’eau). Je ne sais pas quand on va voir le soleil mais la température va monter jusqu’à 30°C. Il faut arriver à régler le problème d’eau de Thierry.

3 réflexions sur « ÉTAPE 58: UNE JOURNÉE CHAUDE !… »

  1. Bonsoir les amis.Pensez-vous rejoindre la E 6 et passer par Steinker ,Levanger d´oú je suis parti en vélo pour une course cycliste par 2 fois pour Östersund à 250 km en 1995 et 1996 ,étant le seul Francais parmi les Suédois et les Norvégiens ?
    Malheureusement,je n´ai pas été le premier et encore moins le dernier.
    Je suppose que vous allez traverser Trondheim,auquel cas , je vais en parler sur Facebook avec l´Alliance francaise de Trondherim ,avec la communauté francaise avec laquelle j´ai le contact.sans doute,dimanche,en espérant qu´elle vous fasse une ovation,
    Vous serez à Trondheim,la 3 ème grande ville de Norvège. C´est dans la cathédrale Nidaros ,du même nom aussi de la ville avant de devenir Trondheim,que notre compatriote Jean-Baptiste Bernadotte a été couronné en plus de roi de Suède,roi de Norvège en 1818,car la Norvège et la Suède ont été unies de 1814 à 1905.
    Bernadotte avait fait prisonnier des troupes franco-italiennes de la Grande Armée de Napoléon 1 er qui avaient traversé la Poméranie,Nord de Berlin,qui était une possession en ce temps suédosie.,au retour de la campagne de Russie.
    Avec ces soldats franco-italiens,il avait pris la Norvège comme une colonie suédoise.

    1. Bonjour Jean Pierre. Merci de ce petit cours d’histoire. Je ne savais pas que la Suéde et la Norvège n’avait fait qu’un. Il y avait vraiment une grande logique quand on regarde la frontière entre ces 2 pays. Je ne connaissais pas aussi (j’avoue mon inculture l’histoire du français Jean-Baptiste Bernadette.
      Pour le moment, nous avons pris la E6 pour arriver au camping Fellingstua, Il y a beaucoup de monde dessus et c’est très désagréable. Nous allons passer à Steinkjer et à Trondheim. Je ne suis pas sûre qu’on puisse éviter la E6 à partir de maintenant, et comme Thierry râlait déjà après les voitures sur les petites routes, cela promet!…

  2. Corinne,je vous dirais que depuis que je connais la Norvège,depuis 1974,je n´ai jamais vu d´accidents,même le moins grave dans ce pays.
    Je ne veux pas dire ainsi que les Norvégiens conduisent trés bien.
    Lorsqu´ils viennent à Östersund,ils ont la facheuse habitude de conduire sur une rue réservée aux autobus,de garer la voiture dans le sens contraire de la circulation,alors que pour nous en Suède,la police dresse de suite une amende,même si on ne voit pas la police énormément dans ces pays.
    En Norvège,la police est plus sévère qu´en Suède,car en 2012,pour le raid Paris-Cap Nord,un concurrent s´est vu dressé une amende qu´il n´a pas payée de 7500 cr.n soit presque 800 €,pour avoir fait du 70 au lieu de 50.
    Si le beau temps est avec vous,je vous conseillerai de faire le trajet de la Route de l´Atlantique ,longue de 10 km.C´est entre Kristiansund et Molde dans votre sens de marche ,nord -sud,mais il y a un os.
    En effet ,pour quitter l´île de Kristiansund qu´on accède venant de Trondheim par un ferry pour le sud,il faut emprunter un tunnel à péage pour les automobilistes et pour chacun des passagers.Je ne sais pas si c´est permis aux cyclistes de l´emprunter,car il est étroit,éclairé,une descente abrupte ,passe sous la mer avec une courbe dangereuse pour les camions,autobus ,voitures avec caravanes.Nous avions la même chose à Stavanger pour rejoindre Bergen.
    Il y a 3 ans ,nous avions rencontré plusieurs cyclistes dans les 2 sens et notamment 2 jeunes Francaises de Lyon qui revenaient du Cap Nord. Si vous n´étiez pas en tricycle et en vélo,je vous aurais conseillé de passer par la Route des Trolls et le fjord de Geiranger.La route est trop abrupte et en lacet et trés touristique.

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