ÉTAPE 54: ROUTE TRUFFÉE DE FERRYBOATS

Dimanche 21 juillet 2019, arrivée à Vega Camping (sur l’île de Vega), 60 km, temps nuageux

ASSOICATION PETITS PRINCES: Merci beaucoup Catherine, pour ce deuxième don, cela me touche beaucoup. Actuellement 16 dons pour 855€. Je n’ai donc pas encore réussi à collecter de quoi payer un rêve d’enfant malade (soit 1500€ de coût moyen)

J’ai laissé Thierry dormir jusqu’à 8h00 ce qui lui a fait 10h de sommeil. Il se réveille en forme. Comme il a autre chose que du gruau à consommer, il mange à sa faim (et moi, je reste fidèle au gruau d’avoine). Il a plu cette nuit mais le matin, il y a du vent donc la tente sèche vite. Quand on démarre enfin, je constate que Thierry a beaucoup plus d’allant qu’hier (et il n’est plus grognon…).

Ce matin, nous avons 25 km à faire pour aller prendre le premier ferry à Tjøtta. Je laisse partir Thierry devant et il pédale bien malgré le vent qui est bien présent. Il ne s’arrêtera pas pour s’alimenter au bout de 15 km, il file. Tout cela est de bonne augure. Et moi, je continue à rouler doucement, à observer le paysage et à prendre des photos. C’est une étape avec peu de dénivelés ce qui est rare.

Cela fait longtemps que je n’avais pas vu de belles décorations avec beaucoup de bon goût. Je ne résiste pas au plaisir de les partager avec vous.

Décorations avec des pneus peints en rose et bleu.

Entre les moutons et les vaches, sur la route on a le choix. Quand je vois la vitesse où les gens roulent, il doit y avoir régulièrement de la casse mais pour le moment je n’en ai pas vu.

Puis nous arrivons au premier ferry. Il faut attendre 1h15. Je vois Thierry aller directement dans une boutique d’aliments qui se trouve sur le port, mais grosse déception car il a oublié que c’était dimanche et qu’en Norvège, tout est fermé le dimanche. Puis nous embarquons.

Petit Prince doit se tenir bien sur le côté car il ne faut pas prendre la place d’une voiture et celles-ci se gare tout contre lui, j’ai tout le temps peur qu’on l’accroche.

Dans le bateau, j’ai récupéré un prospectus sur le vélo dans les îles. Et du coup, Thierry décide d’aller sur l’île de Vega. Le bac est à prendre à l’arrêt de la route à Anndalsvâg. C’est vraiment curieux de prendre ces routes de bords de côtes qui s’arrêtent à un port et si on veut retrouver une route, il faut obligatoirement prendre un bac. On a 17 km à faire et Thierry file à nouveau sans s’arrêter et comme d’habitude, on ne connait pas les horaires du ferry.

Claude, cette photo est pour toi: des round ballers roses !…

Une descente est annoncée avec une pente de 9% , la route est vraiment totalement en bordure de côtes et on trouve ce panneau que je n’avais jamais vu auparavant.

Comme c’est dimanche, les ferrys sont moins fréquents. Mais la chance incroyable que l’on a, lorsqu’on arrive au port, le ferry est en approche.

Le ferry fait escale à Ylvingen puis repart pour Igeroy, le port de Vega.

Lorsque l’on débarque, les nuages sont très noirs et peu de temps après il pleut. On s’arrête pour s’équiper mais à ma grande stupéfaction, Thierry qui est en short, ne met un vétêment de pluie que sur le haut. Moi je m’équipe totalement car je sais comme la pluie peut-être forte. Lorsque je repars, Thierry est déjà loin. Lorsque je le rejoins, il m’attend depuis 5 mn sous une pluie battante et il râle car il est trempé, ce qui est totalement logique vu son absence de pantalon de pluie. Il nous faut trouver le camping qui est environ à 6 km de là. Lorsqu’on arrive la pluie a cessé et bien sûr, il n’y a plus de cabine tout est loué car on est arrivé après 18h. On monte donc la tente entre 2 averses, puis Thierry va prendre une douche car il est trempé pendant que je prépare le repas. On a de quoi manger, donc Thierry sera rassasié. Comme d’habitude, il dormira comme un loir mais moi très mal car il pleut toute la nuit et c’est très bruyant sur une tente.

4 réflexions sur « ÉTAPE 54: ROUTE TRUFFÉE DE FERRYBOATS »

  1. Merci Corinne pour la photo des round ballers 😉

    J’aime bien aussi les vaches et les moutons qui en profiteront.

    Tes commentaires me font sourire, ils donnent l’impression que tu partages ton aventure avec un estomac sur roues qui le soir dort, dort, dort !!!

    Bravo et courage

    1. Bonjour Claude
      Aujourd’hui, j’ai ajouté une photo de round ballers jaunes pour toi, il ne me manque plus que le bleu.
      C’est vrai que je suis très impressionnée par le besoin de manger de Thierry et la façon dont il devient pas bien très vite s’il ne mange pas. Je ne me rendais pas compte de la chance que j’avais que l’effort me coupe l’appétit car pour Thierry, c’est visiblement l’inverse et il a toujours peur de manquer de nourriture. Quant à la qualité de son sommeil, pour moi l’insomniaque, c’est indécent…

  2. Bonjour Corinne, je ne te remercierai jamais assez de me faire voyager avec tes superbes photos et l’idée de ce voyage à vélo auquel j’ai toujours rêvé. Un de mes neveux habite depuis longtemps le pays des trolls après avoir reçu une bourse de l’état norvégien comme chercheur en informatique pour l’imagerie médicale. Il a décidé de rester vivre avec sa petite famille dans ce pays qui l’a séduit bien jeune. Les images de votre camping représentent un travail et un soin du détail immenses, fruit de croyances, des traditions de ces régions dont les rythmes biologiques sont très décalés. Quand les jours et nuits sont si longs, quand le froid s’installe pour de longs mois, quand la nature est omniprésente, l’imagination prend le pouvoir. Bon courage aux pédaleurs. .Profitez et prenez soins de vous.

    1. Bonjour Claude,
      Je suis contente que tu t’évades du quotidien en rêve avec ce voyage. On a choisi ce camping pour tout le travail effectué pour faire vivre le pays des trolls. Ce qui est triste c’est que comme ce camping est à l’intérieur Des terres, il y avait peu de monde. Pour nous c’était bien mais pour le business, c’est terrible car ils ont 2 mois pour faire une saison.
      Tu vois que ce camping avec son petit « musée », c’est l’œuvre d’une vie de cette vieille dame. Qui voudra reprendre un lieu pareil sans gagner d’argent, personne je suppose, donc c’est une œuvre en voie de perdition. Et comme tu dis, quand on voit le soucis du détail c’est extraordinaire. On l’a beaucoup félicitée, on lui a dit que c’était superbe, on a pris une cabine (ce qui est le plus gros revenu, on ne peut pas faire plus). En plus, pour une fois j’ai très bien dormi, les trolls ont du protéger mon sommeil. Bisous

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