ÉTAPE 41 :PAYSAGES MAGNIFIQUES

Vendredi 5 juillet 2019, arrivée à Sommarhusstrand 69km, temps nuageux sans pluie mais avec parfois du brouillard, température 8 à 10°C.

Ce matin, petit-déjeuner avec Kurt. Nous avons étudié ensemble, sur la carte, le trajet BODO – BERGEN. Son raisonnement est de suivre la côte car le dénivelé est important, le même que pour la route intérieure, mais la grosse différence, c’est que si la fatigue l’emporte, il est alors possible de prendre le ferry express côtier et d’en sauter une partie. Je trouve que c’est une excellente idée car j’ai repéré des sections particulièrement dures, celles où les sommets s’enchaînent (4 d’affilés et je n’aurais pas assez de batteries pour faire cela). J’ai donc repéré sur la carte tous les ports de l’express côtier, il ne me reste plus qu’à faire coïncider les sections trop difficiles avec les ports. Merci Kurt pour l’aide apportée.

Je pars et je suis très relax car j’ai décidé de faire des étapes de 60 à 70 km pour bien profiter du paysages tant qu’il ne pleut pas. Je roule donc très tranquille (tellement tranquille que ma moyenne de la journée sera 13 km/h…). C’est très agréable car avec le trike on voit vraiment très bien de paysage, on a en effet la tête droite.

Route côtière que je suis
Beaucoup de petites cabines le long de cette route et toujours merveilleusement situées

Mais je n’oublie pas que Kurt m’a organisé un rendez-vous avec une journaliste locale dans un hôtel pour 10h30 alors, il faut que j’avance quand même. Je vais passer sur un pont, pont que l’on voit très bien de l’express côtier car on passe régulièrement sous des ponts de ce type.

J’appréhende un peu la pente de ce pont mais au final, cela se passe facilement. Je retrouve la journaliste à l’hôtel. Elle est jeune, très jeune, pose très peu de questions, ne prend pratiquement aucune photo. Je ne vois pas très bien quel article, on peut faire de cette manière. Mais avec le blog, elle peut tirer beaucoup d’informations donc Kurt vera ce qui a été tiré de tout cela. Je repars rapidement et reprend ma ballade. La route côtière que je prends n’a pratiquement aucune voiture et je suis sidérée que tous ces mobiles cars ne viennent pas dans des coins comme cela. Sur 20 km, j’en croiserais 3. S’il y avait du soleil et que je n’avais pas besoin de recharger ma batterie, je ferais du camping sauvage. Il y a des spots superbes pour camper.

Certaines maisons ont des toits végétalisés. Je me demande comment cela supporte la neige l’hiver.

Et je continue le nez au vent à regarder autour de moi, ces paysages superbes. Il ne manque que le soleil et donc un peu de chaleur. Après ma pose de midi, j’aurais froid. Le fait de rester immobile à 10°C après l’effort (même relatif !…) refroidit beaucoup et c’est désagréable.

Sur les 10 derniers km, à ma grande surprise, j’observe plusieurs fermes et vu l’absence de terre car les montagnes sont très proches de la mer donc peu de terres cultivables, seulement que des fermes d’élevage, vaches et moutons.

Balles de foin

Quelques champs avec des round ballers, toujours habillés en blanc, donc bien visibles à droite et à gauche de la route et aucune autre culture n’est observé. Le long de la route, des fils électriques sont installés pour contenir les moutons à qui je fais peur régulièrement.

Ce qui est extraordinaire, c’est l’enchaînement des fjords. Et à chaque fois vous avez une nouvelle vision.

Le brouillard est en altitude, si bien que je vois peu le sommet des collines

A force de rouler doucement, le temps tourne, il est 17h30 et il est temps de me poser. Et je me mets en attitude chien de chasse, je route très doucement et j’observe attentivement les rares maisons rencontrées. Et je choisis de m’arrêter près d’une petite maison. Je frappe, une femme m’ouvre et la réponse est immédiatement oui. Cette femme de 64 ans vit seule et visiblement dans une grande solitude. Malheureusement, elle ne parle pas beaucoup l’anglais, par conséquence, le dialogue est difficile. Elle n’a qu’une chambre alors je dormirais dans le salon, sur le canapé étroit dans mon sac de couchage. Et comme d’habitude, je ne suis pas couchée que je m’endors.

7 réflexions sur « ÉTAPE 41 :PAYSAGES MAGNIFIQUES »

  1. Bonjour Corinne.Je vous suis à la trace .J´ai essayé de repérer le nom que vous aviez écrit  » Sommarhusstrand  » .Je ne l´ai pas trouvé,par contre,on m´a envoyé vers un village du sud de la Suède,comme quoi ,vous ne pouvez être au nord de la Norvège et au sud de la Suède,en même temps.J´ai fait mon calcul des 69 km que vous avez parcouru et j´ai trouvé que pour  » Sommarhusstrand  » c´est en réalité  » Sommarhusstranda  » sur la route  » Fylkesvei,FV 888  » qui signifie la Route Départementale 888 .Vous avez traversé surement avec un ferry à Melbu.
    Si le temps est au beau fixe,vous serez à ce soir à Moskenes pour prendre le ferry pour Bodø,sur la terre ferme.
    Vous pouvez recopier les noms norvégiens que j´ai éccrit pour votre rapport journalier,comme Bodø.Bonne continuation

    1. Bonjour Jean Pierre
      Heureusement que vous êtes là pour irriguer mes fautes. Vous n’avez pas besoin de chercher ailleurs que sur l’onglet « où suis-je », cela vous emmène directement à l’endroit où je me trouve

      1. Bonjour Corinne.Merci de votre message.Il est 7 00 h environ à Frösön ,à mi-chemin du sud et du nord de la Suède,et de la Côte de la Baltique (villede Sundsvall) á Trondheim en Norvège,sur l´Atlantique.Alors que je m´attendais au beau temps annoncé,il pleut et il ne fait que 9 degrés.
        N´empêche,nous partirons aujourd´hui avec ma femme suédoise et ma fille handicapée à 100%.Nous avons plus de chance que vous.Nous partons avec notre Volvo et notre caravane,par la E 45 jusqu´à Gällivare oú nous prendrons la E 10 qui passe par Kiruna et une région sauvage avec la fameuse Porte Lapone prés de Abisko.Et puis nous entrerons en Norvège ,à Riskgränsen et prendrons la E 6 ,parallélle avec la E 10,que vous avez prise plus au nord pour le Cap Nord.A Bjerkvik,,nous laisserons la E 6 pour poursuivre la E 10 jusqu´au Lofoten,en croisant votre chemin.A Bjerkvik,à 30 km par la route au nord de Narvik,c´est là que les troupes francaises,polonaises ,anglaises aidèrent les Norvégiens à combattre les Allemands en avril 1940.
        J´aurais aimé vous rencontrer.Ce sera peut -être en France quand je viendrai..
        A propos des fautes de lieu,lorsqu´on est dans un pays étranger,ce n´est si facile que cela avec les autres lettres familières de chez nous.
        Sans doute aux Lofoten ,si vous avez été à Å (pron. eau ),vous avez écrit A et prononcé  » a  » .
        Vous avez un sacré courage avec votre âge de faire du vélo,de décrire votre voyage et encore de répondre.
        Toutes mes félicitations
        Nous partiirons malgré le mauvais temps.Nous allons aller rendre visite à couple de Francais installée depuis 3 ans,à 550km au nord e chez moi,à mi-chemin de la E 45 et de Luleå,sur les bords du fleuve Piteälven.Ils ont une sociéte de tourisme pour des tours de traîneaux hiver et des promenades en montagne ,l´,été.

        Amicalement.Jean-Pierre LEVY

  2. Bonjour Corinne merci pour ces magnifiques paysages Norvégiens,et le plaisir de les traverser que vous nous faites partager…
    J’ai eu l’occasion de voyager à Bergen et à quelques encablures vers le Nord pour l’anniversaire d’une très vieille amie DCD depuis a 100 ans ,et nous étions restés dans une cabine près d’un fjord, assez magique ,je dois dire…
    and Thank god! Une femme vous a ouvert sa porte…et vous allez passer une nuit de repos bien méritée….
    À demain très certainement, grosses bises

  3. Bonjour Corinne.
    Merci pour ces merveilleux paysages qui nous défilent sous les yeux grâce à toi.Car il ne faut pas oublier qu’en plus de cette performance physique assez incroyable, tu as aussi des talents de photographe.Philippe et moi sommes vraiment admiratifs que tu te lèves si tôt pour écrire, et cela sans relâche.
    Tes 2 derniers hébergements nous montrent que des personnes seules t’accueillent sans problème, espérons que les portes continuent à s’ouvrir.
    Je te souhaite une bonne étape.
    Bises

    1. Bonjour Odile,
      Oui quand il fait beau, je profite à fond des paysages, mais sous la pluie c’est difficile. En plus, la pluie rend souvent les paysages sombres et tristes. pour se lever tôt c’est une question d’habitude. Bisous

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