Etape 39: Quand le mauvais temps vous fait prendre des décisions

Mardi 2 juillet, arrivée à Nyksund 52 km, temps nuageux et soleil.

Quand Arne m’a déposé avec Petit Prince et sa remorque, il est 11h et le ferry n’est qu’à 19h15, je passe donc l’après midi dans le bar de l’hôtel en face de l’embarcadère et je lis un très bon roman policier.

Après avoir étudié la carte, j’ai décidé de m’arrêter à Finnsnes, puis de remonter un peu sur 170 km environ pour aller prendre un ferry qui me déposera au nord des îles Vesteralen qui se prolongent par les îles du Lofoten. Je m’installe donc dans le ferry et je m’apprête à une nuit sans sommeil car l’arrêt est prévu à 4h du matin. Je me retrouve seule à minuit dans la salle où d’habitude la majorité des voyageurs se tiennent car c’est de là que la vue est plus belle (ce qui veut dire que tout le monde a loué une cabine).

Le bateau passe sous le pont au milieu

Comme je somnole j’ai mis une alarme pour me réveiller et je descends dans le « car deck ». Je suis la seule à descendre. Le bateau, à chaque arrêt, charge 3 à 4 palettes, puis repart. Lorsque je descends, il pleut et il y a du vent. Je m’habille avec les protections de pluie, je pars et…je fais demi-jour pour rentrer dans le bateau à la grande stupéfaction des marins qui viennent de me voir sortir. J’en ai plus qu’assez de ce mauvais temps, de la pluie et du vent. Je vais descendre un peu plus au Sud en espérant trouver enfin du beau temps un peu installé. Je me retrouve donc à 4h30 du matin à acheter un nouveau billet pour continuer sur le ferry. Je discute un peu du prochain arrêt et on me conseille de descendre à Sortland situé sur l’île Langoya (une des îles Vesteralen). Au point où j’en suis, je décide de faire confiance et je prends un billet pour Sortland où j’arriverais à 12h30. Je remonte dans la salle au 8e étage (avec ascenseurs…). Et là je m’allonge sur un canapé pour essayer de dormir un peu. A 8h la nuit est finie car des gens viennent s’installer pour regarder le paysage. Et là, on observe une alternance de pluie, de nuages, de soleil. Je n’ai vraiment jamais traversé un pays où l’alternance de temps est aussi rapide donc, on ne sait jamais à quoi s’en tenir. Avoir du soleil ne veut rien dire puisqu’un quart d’heure après, il peut pleuvoir.

Je débarque à Sortland et là je remonte pas sur le ferry car je veux voir ces îles qui sont réputées pour être les plus belles de la Norvège et les faire à vélo permet de bien en profiter, à condition évidemment que le beau temps soit de la partie. Je vais tout de suite à l’office du tourisme pour avoir des cartes et un maximum d’informations. Malheureusement, la pauvreté de l’information est lamentable, pas de carte, quasiment rien. Pourquoi font-ils un centre d’information touristique pour ne rien avoir à dire. Comme il n’y a personne à l’intérieur, finalement j’aurais quelques informations en discutant avec la jeune fille qui tient ce centre (et qui doit s’ennuyer à mourrir). Je vais donc démarrer en allant à Nyksund, ancien village de pêcheurs, très bien situé et à 52 km de Sortland. Je pars donc en direction de ce village.

Regardez dans la mare, il y a une petite île sur laquelle ils ont installé une petite maison en bois
Au fond, l’ancien village de pêcheurs de Nyksund où je vais

Sur les 11 derniers km, la route se transforme en piste et évidemment non signalée avant. La pluie a fait des ravages et les trous sont énormes et très fréquents, je serais obligée d’aller très doucement pour ne pas provoquer de catastrophe. Je finis par arriver et dans ces lieux touristiques, je me doute que frapper à une porte n’a pas beaucoup de sens. Alors, je cherche une chambre à louer et je vais jusqu’au bout du village. Là une femme m’aborde et discute avec moi. Elle tient la réception d’une maison qui a des chambres à louer et elle prend l’air. Elle appelle son patron, propriétaire de la maison qui est sidéré que je sois venue jusqu’ici avec mon attelage. On discute, il essaie le trike, mais il a de grandes difficultés à s’en extraire. Il est vrai qu’il faut avoir l’habitude car c’est une vraie gymnastique de rentrer dedans avec le Veltop, mais pour moi, tout va bien. Il finit par m’offrir la chambre pour la nuit, alors que bien sûr, dans ces conditions, je ne demandais rien car ce n’est pas ma façon de voyager. Je suis surprise et étonnée.

Merci à vous pour votre invitation.

7 réflexions sur « Etape 39: Quand le mauvais temps vous fait prendre des décisions »

  1. Bonjour Corinne, ça a l’air splendide là haut, je rêve d’y aller ….à la voile
    Départ pour nous dans 3 semaines et sinon, je serai aussi en Grèce du 3 au 10 septembre. Je continue à te lire tous les matins, bien entendu. Merci encore de nous faire voyager ! Bises

    1. Marie Sophie, pour profiter il faut un peu de beau temps et le moins que l’on puisse dire , c’est qu’ici c’est rare.
      Nous serons en Grèce le 7 septembre au soir pour un séjour jusqu’au 21.
      Bisous et à bientôt.

      1. Coucou Corinne ,
        Vous en êtes où ? Nous nous sommes dans les Lofoten. Ici c’est magique. Courage. Gros bisouuuuuuux

      2. Bonjour Michel
        Je vais prendre le ferry aujourd’hui à Melbu et je serai dans les îles Lofoten à Fiskebol et vous, où êtes-vous ?

  2. Coucou ma Corinne, merci pour tous ces merveilleux paysages. Que de chance ont-ils de vivre dans cette nature qui devrait les rendre bien plus accueillants.
    Une fois encore, bravo pour ton courage. J’espère que tu vas enfin avoir du beau temps.
    Nous avons parlé de toi hier soir, c’était les 3 ans de Lila et ma fille le demandait où tu étais.
    Lila s’est ouvert le crâne au coin du plan de travail de la maison, c’est une guerrière, elle a chouiné 2mn et fini 😊
    Un petit souvenir en plus de ses cadeaux 😊
    Prends bien soin de toi.
    A demain.
    Gros bisous.

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