ÉTAPE 85

Suntrip 2018, étape 85, la montagne avec une seule batterie, c’est dur

Dimanche 23 septembre, Chengnan, temps nuageux et pluie pour finir

Bilan vélo: 90 km, reste 322 km en théorie

Je n’ose plus mettre le nombre de Km restant car j’ai appris hier soir en arrivant à l’hôtel que la bande des 7 y avait séjourné la veille, ils ont donc un jour d’avance sur moi mais avec des vélos plus que 2 fois plus puissants que moi, maintenant et Jean Claude indiquait hier soir qu’ils leur restait 146 km à faire. Cela veut dire qu’ils auraient fait 246 km, ce qui est infaisable vu le dénivelé. J’en conclue que mon calcul est faux mais je ne sais pas de combien.

Mais je reste sur ce kilométrage à faire tant que je n’en sais pas plus.
Ce matin, après mon repas gaufrettes, je suis partie une demi-heure en avance, j’étais contente car cela fait 1/2h de charge de batterie en plus dans la journée. Mais départ catastrophique, le potentiomètre ne marche pas, ce qui veut dire que je ne peux pas lancer le moteur. Inutile de vous dire que j’étais totalement angoissée par la situation. Je vérifie que ma vis coinçant l’accélérateur au maximum est bien en place et en faisant cela, elle saute, tombe sur la route et je ne la retrouve pas. Il ne m’en reste qu’une seule de taille compatible que je réinstalle sur l’accélérateur. Mais toujours rien. Le potentiomètre voudra bien repartir au bout d’une demi heure sans que j’ai rien fait de plus, tout cela ne me donne plus confiance dans le matériel, c’est le moins que je puisse dire.

Je finis donc par partir à l’heure habituelle après avoir vécu un gros stress. Et tout de suite, les montées reprennent. Je ne sais pas si je vais avoir du plat d’ici l’arrivée (et un peu de soleil). J’arrive à faire 40 km mais je commence à rentrer dans la montagne, les villages deviennent rares. Comme j’ai peur qu’on me refuse une possibilité de charge électrique, je m’arrête dans un garage de pneus au bord de la route situé dans un petit groupe de maisons. Accueil très rustique mais autorisation de mettre Petit Prince en charge, je n’en demande pas plus. Je m’arrêterais de 9h30 à 12h soit 2h30 de charge. Cela fait des arrêts très longs et aux heures où c’est le plus agréables de rouler, mais je n’ai pas le choix.

Je repars et là, cela grimpe plus sérieusement. Et je réalise quelque chose auquel je n’avais pas pensé, c’est que je n’ai plus que la moitié de la puissance soit 425 W (je n’arriverais pas à dépasser cette puissance) sur les 900W de puissance avec les 2 batteries. Et cela change tout car le poids du vélo est toujours le même. J’ai réussi à tout monter sans mettre pied à terre, au prix de beaucoup plus d’effort physique. Je ne suis pas sûre que par la suite je ne devrais pas pousser. Or si je n’ai que la moitié de la puissance, même en poussant, il me faut de la puissance pour tenir le vélo (je n’oublie pas ce qui s’est passé devant chez Heidi en Autriche où j’ai du laisser tomber le vélo car trop lourd, il m’embarquait). Enfin, je verrais bien mais le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas sereine sur cette fin de Suntrip car je commence à cumuler trop de handicaps.

En 20 km, comme je m’en doutais, j’ai vidé ma batterie. Il est 13h30. Il me faut à nouveau faire un arrêt pour recharger. Je traverse une petite ville, alors je recherche mes vendeurs, réparateurs de scooters qui sont si accueillants. Et j’en trouve un: super accueil et ils m’offriront le déjeuner.

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Je reste une heure et demi et je repars vers 15h avec l’objectif de faire au moins 30 km pour atteindre 90 km dans la journée. Les montées sont un peu moins sévères donc j’y arriverais. J’avais repéré la ville où je voulais m’arrêter car j’étais sûr d’y trouver un hôtel. 10 mn avant d’arriver dans cette ville, pluie de mousson, histoire de rendre les choses un peu plus compliquées car elles ne le sont pas assez !

Je trouve un hôtel où ont donc séjourné la bande des 7, hier soir. Je ne sais pas s’il y a beaucoup d’hôtels dans cette ville mais le hasard est amusant. Le portier, fasciné les a mitraillés. Il me montre, très fier, plein de photos. C’est amusant. C’est sûr qu’avec tous leurs trikes, cela doit beaucoup les surprendre car je n’en ai vu aucun en Chine, pas plus que de vélo couché d’ailleurs.
Cet hôtel faisant restaurant, je pourrais faire un bon dîner. Puis direction la chambre avec extinction des feux à 21h30 comme tous les jours.

Merci à Pascale et à Béa (2ème don) pour leurs dons pour l’Association Petits Princes. C’est bon pour le moral dans ces moments de galères.
Ceci dit, je n’ai même pas collecté de quoi réaliser un rêve d’enfant sur tout mon voyage. Quel échec, sachant que le prix moyen d’un rêve réalisé est 1500 €. Et moi qui espérait récolter assez pour réaliser les rêves de 9 enfants!…Quelle naïveté de ma part et quel manque de réalisme. J’ai collecté 7% de ce que j’espérais et la moitié moins de ce que j’avais collecté pour le Canada. Mais il faut dire que le voyage du Canada était fantastique, jamais galère, avec de magnifiques photos.

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