ÉTAPE 50

Suntrip 2018, étape 50, petite forme

Jeudi 16 août , Akzhar

Bilan vélo : 160 km

Nous avons tous dormi dans une salle de prière du restaurant car nous avons des difficultés à trouver un hôtel. Nous avons le droit à un petit déjeuner, pour moi, plus que succinct. Et avant de partir, je me vide à nouveau. Cela fait 3 jours que j’ai la diarrhée et que le médicament prescrit par l’Institut Pasteur ne fonctionne pas. Je décide donc de prendre de l’Imodium car je ne vais pas pouvoir continuer longtemps comme cela. J’espère que cela va marcher car je me sens faible.

Jean Claude a la gentillesse de se pencher sur mon vélo. Cela durera une heure et il remet presque tout en place. Je suis contente car seule, j’aurais eu du mal. Jean Claude est un super bricoleur car c’est lui qui a fait en entier son vélo et sa remorque. Du coup, nous démarrons tard à 9h30.

Nous partons tous ensemble en direction de la frontière entre l’Ouzbékistan et le Kazakhstan (60 km environ). Comme d’habitude, je me fais semer très vite pour cause de puissance inférieure utilisée.

 

La traversée de Tachkent est un enfer. Je prends le boulevard périphérique pour éviter le centre. Mais les voitures et camions ne respectent rien, comme s’ils n’avaient pas de code de la route. Vous en vélo, vous êtes drôlement vulnérable. Et puis, ce n’est pas le moment que quelque chose casse car là cela serait terrible. Cela dure plus d’une heure. Je suis aussi obligée de passer dans des petits tunnels et je ne vous dit pas ma trouille. Enfin, je commence à sortir de la ville et là… je tombe sur les 5 autres. Ils ont suivi un autre itinéraire que moi et visiblement le mien était plus court. Nous arrivons donc tous ensemble aux frontières qui se passent rapidement. Nous voilà à nouveau au Kazakhstan.

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Dès la frontière franchie, nous nous arrêtons dans un restaurant ou plutôt une salle des fêtes qui veut bien nous servir à manger, mais ils n’ont pas grand choix. Et là encore impossible de trouver du riz à manger. Je ne prendrais qu’une brochette et encore un repas à minima. Ce qui est sûr, c’est que je ne mange pas assez par rapport à l’effort fourni mais je n’y peux rien. Ce n’est vraiment pas une bonne idée d’être malade dans ces pays avec une chaleur si élevée.

Puis nous repartons et de nouveau, je vous tout le monde partir. C’est drôle, j’y suis habituée mais cela me fait toujours quelque chose. Je les retrouverais dans un café 40 km plus loin. C’est facile à repérer vu les vélos à l’extérieur. Gilles mange encore. C’est incroyable comme il peut manger toute la journée. Il a toujours faim. Et il ose manger de tout, du lait de chameau, du fromage caillé de chèvre. Et il n’est jamais malade. Lorsque j’arrive, 3 partent, G & F restent pour essayer de charger un peu leur vélo (du nom de bambuck)

Ce tandem trike marche super bien sur le plat et en descente mais c’est un véritable veau en montée. C’est curieux, il monte très mal. Pour y arriver, F & G mettent beaucoup de puissance et évidemment cela vide leurs batteries. Je pars donc pour une fois avant eux. J’ignore où l’on va se retrouver ce soir, si on se retrouve car il y a toujours une inconnue.

Je roule mais la chaleur est forte et je n’ai pas beaucoup de jambes. Au moment maximum de chaleur, je dois mouiller mon « Buff » tous les 1/4 d’h sinon je ne suis pas bien. Je le mouille, je ne l’essore pas et je le mets trempé sur la tête, la nuque et le cou. Heureusement que je l’ai car sinon je ne sais pas comment je ferais.

Il y a beaucoup de montées et descentes et je suis obligée de consommer de la puissance et le niveau des batteries baissent. De plus, maintenant j’ai le vent de face, donc j’utilise aussi de la puissance pour lutter contre le vent. La nuit tombe et je vais devoir continuer à rouler car je ne sais pas où je vais pouvoir m’arrêter. Je n’ai pas de nouvelle des autres. En pleine steppe, je tombe sur un contrôle de police. J’en profite pour demander où est le prochain hôtel. La réponse est à 20 km, cela me désespère car je ne pense pas que j’ai assez de batterie pour les faire et loger chez l’habitant de nuit, cela ne marche pas car cela inquiète les gens. Je suis arrêtée et je réfléchis quand je suis rattrapée par F & G. Ils sont vraiment très handicapés dans les montées pour être derrière moi. Eux ont des nouvelles des autres. Ils ont trouvé à loger chez l’habitant et ils nous attendent au bord de la route 7 km plus loin. Je n’ai plus qu’à suivre. On retrouve Jean Claude qui nous attend au bord de la route pour nous guider. On fera 1/4 d’h de ville et pour moi, c’est déjà un plan foireux par rapport à ce que je fais d’habitude. On arrive chez un électricien Kazak qui a travaillé 1 an en France. On logera dehors tous les 6 sur une estrade en bois qui sert de terrasse. Il est 10h du soir, on traine et on a toujours pas mangé. Je ne suis pas bien car à jeun depuis trop longtemps et de plus, ce soir j’ai de la fièvre. À 22h30, on va dîner, je n’ai qu’une envie c’est de me coucher mais je suis trop en hypoglycémie, il faut que je mange. Ils nous emmène dans le MacDo kazak. Je peux avoir un peu de riz et je m’endormirais après pendant les 2h de restaurant (je m’étais mis au bord pour pouvoir m’appuyer sur le mur). On finit par rentrer à 1h du matin. C’est vraiment, pour moi, une mauvaise soirée et se coucher si tard en voyage pour une soirée avec si peu d’intérêt, c’est vraiment dommage.

Par contre l’endroit où on dort est sympa

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