ÉTAPE 48

Suntrip 2018, Étape 48, reprise du vélo

Mardi 14 août, Galaba, température de 20°C à 38°C

Bilan vélo : 165 km

Étant dans un hôtel le matin, ils ont accepté de nous préparer le petit déjeuner pour 6h30, si bien que nous partons tôt. Par contre pour moi, le départ est difficile car je me suis vidée ce matin. Je manquais tellement de légumes frais que j’avais pris l’habitude de demander, pour le repas, une salade. Et comme d’habitude, cela provoque des diarrhées sévères. Cela casse bien les jambes avant de partir. Heureusement, la température est redescendue un peu, car le risque c’est la déshydratation. Donc je prends des médicaments et du coca cola à haute dose.

Je pars avec François, Gilles et Jean Claude. Cathy a toujours du mal à démarrer le matin, alors ils partent plus tard, mais comme ils sont les plus rapides, ils nous rattrapent souvent.

Je roulerais 46 km avec eux à leur vitesse, soit avec 2 fois plus de puissance (310W) que d’habitude . Quand on s’arrête dans un café pour faire une pause, je regarde les compteurs des autres:

  • Vélo de Jean Claude : 450W de panneaux exposés, moitié sur vélo, moitié sur remorque. Tous les panneaux sont orientables en roulant : les batteries sont chargées à 52V
  • Tandem trike de F & G : 400W de panneaux exposés non orientables: les batteries sont chargées à 50V
  • Vélo Corinne : 236W de panneaux exposés non orientables en roulant ; batteries à 46,9V

Belle démonstration de l’installation solaire qu’il faut pour faire le Suntrip; 450W de panneaux exposés et orientables. Au final, moi, il me faut recharger les batteries 1h30, F & G, 3/4 d’h et Jean Claude, il n’a pas besoin de charger.

Nous repartons de façon séparée, la différence étant due au temps de charge. Et pour la suite, la route n’est pas plate, ce qui ne nous est pas arrivé depuis longtemps. On doit franchir plusieurs collines côte à côte et sur la première la pente est sévère. Petit Prince monte très bien mais cela tire fort sur les batteries. Le vélo est tellement lourd que pour arriver à monter, il faut mettre beaucoup de Watts. Donc au Km 96, je fais une pause dans un café pour recharger. Je voudrais manger un peu, mais il est impossible de trouver du riz, je prendrais donc une soupe. Quand je veux repartir, je m’aperçois que j’ai mal positionné le vélo par rapport au soleil, que mon siège faisait de l’ombre sur un panneau et que j’ai donc rechargé sur 2 panneaux au lieu de 3. Je suis furieuse après moi. C’est la première fois que cela m’arrive car d’habitude, je suis toujours très vigilante à cela. Je n’ai donc rechargé les batteries qu’à 50,5V. Il faudra que cela aille jusqu’au soir, mais cela veut dire qu’il faudra que j’économise la charge des batteries, or comme je ne suis pas en forme, cela veut dire plus d’effort physique.

Pendant la pause, j’ai discuté avec ma fille Aude sur WhatApps et elle me dit que les autres sont derrières et que Cathy et Didier ont démarré mais ne sont pas très loin du départ. Nous n’avons pas assez d’internet pour charger le carte satellite donc je ne peux jamais voir où sont les autres. Si Didier et Cathy sont loin, cela veut dire qu’ils ont eu des ennuis de vélo. Les pauvres, ils cumulent. Je téléphonerais le soir à Cathy qui m’expliquera que tout de suite après le départ, une des fixations support de ces panneaux solaires a cassé. À cause des très mauvaises routes, elle avait versé 2 fois, cela doit être les conséquences de ces chutes. Ils ont pu réparer rapidement (soudure simple d’acier) et repartir. Par contre, du coup, ils ne nous rattraperont pas pour le soir et s’arrêteront 30 km avant nous.

Au Km 164, je m’arrête car c’est l’endroit que nous avions choisi pour l’arrêt. C’est un café restaurant car il n’y a pas d’hôtel avant Tachkent. Je ne comprends pas comment je suis passée devant les garçons, ils ont du s’arrêter avant moi et je n’ai pas vu leurs vélos, pourtant ils se remarquent. J’attendrais jusqu’à 19h30 et je suis très étonnée. Ils arrivent et m’expliquent qu’effectivement je suis passée devant eux sans les voir et qu’ils ont traîné car ils ont répondu à un journaliste pour une interview (par hasard).

On dîne et je suis toujours dans l’incapacité d’obtenir du riz, ce qui est vraiment un problème pour mes intestins. Un voisin de table nous invite à dormir chez eux mais c’est à 6 km. Je commence à les suivre puis je fais demi-jour. Il fait nuit noire et la route n’est pas bonne, je ne veux pas risquer une chute. Je les laisse donc partir et je reviens au café/restaurant.

Je sais que je vais très mal dormir, qu’il est impossible de sa laver mais je n’ai pas le choix. Très gentiment, il me laisse dormir sur leur estrade avec table mais le problème de fond, c’est le bruit. Je n’ai pas de boule Quies et ils sont très bruyants. Ils parlent fort et le café a de l’animation jusqu’à 3h du matin, puis ils reprennent à 5h00. Je dormirais donc 2h, ce qui est peu alors que je ne suis pas en forme. Le matin, je me viderais à nouveau. Il ne faut pas que cela dure trop longtemps car je ne pourrais pas résister à la chaleur dans ces conditions.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.