ÉTAPE 47

SUNTRIP 2018, Étape 47, Alerte canicule

Samedi 11 aôut, Samarcande

Bilan vélo : 137 km

Ce matin, nous partons tôt car il y a une alerte canicule pour la région, ce qui veut dire des températures entre 41°C et 45°C.

Dans ces cas là, nous partons à jeun car on ne peut pas avoir de petit déjeuner tôt et puis on s’arrête lorsqu’on voit un café ouvert. Comme d’habitude, je vois François et Gilles partir vite (300W) tandis que moi, je suis à la moitié de cette puissance.  A chaque fois cela me fait un pincement au cœur de savoir que je pourrais les suivre mais que mon matériel ne le permet pas. Si je faisais cela, je devrais recharger 2 fois en entier dans la journée soit 3h d’arrêt. Je finis en moyenne entre 17h30 et 18H30. Cela me ferait finir vers 20h et c’est trop tard pour moi. Ce n’est pas mon rythme.

Je les retrouve dans un café entrain de prendre le petit-déjeuner. Ils ont l’adresse de l’hôtel où sont descendus Didier et Cathy et Jean Claude les a déjà rejoints, adresse qui est rentré dans l’application OsmAnd pour me guider à l’arrivée. Je ne suis pas assise pour prendre le petit-déjeuner que tous les 2 ils repartent et c’est souvent le cas. Je prends donc à mon tour le petit-déjeuner puis je me remets en route.

Je dois m’hydrater rapidement, 1h et demi avant d’habitude, la journée va vraiment être très chaude. La route est en partie dégradée ce qui veut dire que l’on doit faire très attention aux trous sur la route. Cela a pour conséquence de nous faire zigzaguer, ce qui est dangereux pour les voitures derrières.  Donc, il faut avancer avec un œil devant pour les trous et un œil sur le rétroviseur pour les voitures derrières. Cela ne permet pas un moment d’inattention.

La chaleur est vraiment forte, la réhydratation ne suffit plus et au 75 km, je fais une crise de suée. C’est le signal qu’il faut arrêter. Il est midi. Je trouve un restaurant avec des arbres dans la cour et leur table situé sur des petites estrades avec coussins, si confortables. je m’arrête et je m’installe. Je mange un peu, je m’allonge et pour la première fois, je m’endors et me réveillerais une heure plus tard. Qu’est ce qu’il est dur de repartir dans la chaleur après cela. Les batteries après 2h d’exposition à la forte chaleur sont complètement pleines. Malheureusement, l’état de la route n’est pas bon et je ne peux pas en profiter pour mettre de la puissance. Quel dommage. 30 km plus loin, je m’arrête à nouveau dans un café pour boire. En effet, j’emmène beaucoup d’eau mais la chaleur est telle que l’eau devient bouillante et il est très difficile de la boire (on pourrait faire du thé avec !…). Je ne sais pas comment ils ont fait dans le désert de Gobi par rapport à cela car vraiment boire cette eau chaude comme cela, j’ai du mal. Pour le moment, il suffit de s’arrêter et de commander une boisson fraîche mais quand il n’y aura pas de café, je n’aurais pas le choix que de boire cette eau bouillante.

Je repars et là, je n’aurais plus d’arrêt jusqu’à l’arrivée.

A Samarcande, il y a beaucoup de circulation et la vigilance redouble. L’hôtel est bien située par rapport aux monuments à voir et il possède une cour intérieure où on peut ranger nos vélos.

Je retrouve Didier entrain de bricoler son vélo. Il est dessus depuis le matin. Il a réussi à refaire faire la pièce cassée en aluminium qu’il a remplacé par une pièce en acier. Il a pris un chauffeur de taxi le matin avec la pièce cassée et il a réussi à trouver un atelier avec l’équipement nécessaire pour usiner la pièce. Il a cherché une heure. Par précaution, il en a fait faire 2 pour si l’autre côté cassait. Comme ce côté a du jeu, il resserre la pièce qui s’avère être cassée aussi. Il met en place immédiatement la deuxième pièce. On est tous drôlement content de savoir qu’ils vont pouvoir repartir avec nous. Cathy a été drôlement bonne dans cette affaire car Didier voulait abandonner et aller directement à Almaty pour rapatrier son trike mais Cathy n’a pas cédé et l’a obligé à aller à Samarcande pour tenter une réparation. Voilà une histoire qui finit bien mais on se sent drôlement vulnérable quand on voit cela.

On passera une bonne soirée et on est content de faire une pause avec des visites car le matériel et les organismes souffrent bien en Ouzbékistan.

2 réflexions sur « ÉTAPE 47 »

  1. Quel merveilleux cours de géographie ce suntrip! Et j’ai beaucoup d’admiration pour les participants! Bonne route Corinne!

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.