Étape n°9

Mercredi 27 juin,  Camping de Grein

Aucun bilan vélo, je ne sais même pas combien de km j’ai fait, car je suis arrivée sous une pluie démente et j’avais d’autres choses à faire que de relever mes compteurs

Une météo un peu folle, le matin le soleil a joué à cache-cache avec le  soleil mais dans l’ensemble, le temps était agréable. Comme d’habitude, j’ai fait un peu de piste avec cailloux et de la belle piste bien goudronnée.

Puis grand soleil pendant 2h, immédiatement je m’arrête pour recharger au soleil

Puis une belle rencontre avec un couple de polonais et 3 enfants, 6, 4, 2 ans, une famille très sympathique

 

Puis j’ai repris la route, tout allait bien.

Puis le soleil a disparu. Et là les nuages noirs se sont accumulés. Je ne suis pas tranquille car le ciel est vraiment noir. Et ce que je craignais, arrive. Un orage terrible éclate. Et je suis dessous. La piste qui longe le Danube est sur la digue qui protége les terres du crue du Danube. Le Danube est haut et il est visiblement régulé par des formes de barrages avec écluses mais qui n’occupe pas tout le Danube car celui-ci est navigable. On voit régulièrement des gros bâteaux croisières qui naviguent doucement.

L’orage redouble de violence et les éclairs apparaissent avec le tonnerre.  Les éclairs se rapprochent et je prends peur. Il n’y a aucun abris sur la digue, par de sortie pour descendre et juste un banc de temps en temps. Je tombe sur une voiture (il y en a de temps en temps une avec des pêcheurs à côté). Le pêcheur est réfugié dedans. Je frappe à la fenêtre et demande si je peux m’abriter et … le chauffeur me fait signe que non. Je reste interdite. Je suis vraiment d’une naîveté incroyable. Effectivement j’aurais mouillé sa voiture !…

Je repars donc et 3 km plus loin une sortie. Je m’y précité et je trouve un café envahit par des cyclistes. Je reste 1/2h, la pluie ayant cessé, je repars mais un quart d’heure après, un nouveau orage éclate. Et de nouveaux, éclairs et tonnerre, je vois au loin un village, il faut que je sorte. Il y a une pente en fort montée pour sortir. Ma main tellement humide glisse sur l’anneau de changement de vitesse, je n’arrive pas à passer la vitesse et évidement la remorque est penchée, donc je tombe (au moins 20 éme chute depuis le départ, cela va mal se terminer). 500m plus loin, je tombe sur un camping, et le terme exact, c’est je m’y réfugie.

Je monte la tente en vitesse entre 2 averses. Je me dirige vers la douche quand j’entends un grand « Corinne », je suis étonnée, je me retourne et c’est Gilles qui arrive. En une après-midi, ils m’ont rattrapée. Ils savent que je suis là et ils sont venus me rejoindre. Quel plaisir de ne pas être seule. Par contre, moi j’ai eu le temps de manger mais le restaurant fermait à 20h, ils iront manger en ville et moi je vais me coucher.

Il a plu toute la nuit très fort et au matin, il pleut toujours.

Terrain totalement détrempé au matin

Le tandem de Gilles et François possède maintenant une remorque où ils ont mis leurs affaires pour alléger le vélo suite à tous leurs problèmes de rayons cassants

Par contre, quelle joie de prendre un petit déjeuner tous ensemble. Consultation de la météo: exécrable sur 3 jours, nous sommes prévenus.

On décide tous de partir quand même pour faire la partie plate du Danube soit 65 km à 70 km. Cette rencontre m’a revigorée et cette fraternité aussi

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