Étape n°4

Vendredi 22 juin- Arrêt à Höchst, Autriche

Infomations vélo:

Km parcourus = 136, moyenne 20 km/h, durée de pédalage = 6h45, Watts-heure =  1646 soit 11,7Wh/km, 32,6 Ah, recharge par panneaux solaires = 1621 W-h

Tout d’abord, veuillez m’excuser pour le fait que je n’arrive pas à ranger les newsletters dans l’onglet Suntrip 2018. Par conséquence, elles sont difficiles à trouver. L’application a évolué depuis mon voyage au Canada et ce que je faisais avant ne marche plus. J’ai demandé à mon fils de m’aider à solutionner cela et j’attends sa réponse.

Ce qui caractérise cette journée, c’est le fait que Google maps vélo a pris le pouvoir sur mon voyage. N’arrivant pas à mettre en place le guidage vocal sur OSMAND et n’arrivant pas à voir l’écran quand je roule, je me suis rabattue sur Google maps. Le résultat est que c’est Google maps qui établit le trajet (quand je pense aux heures de préparation du parcours avec OSMAND …). Il y a des avantages fabuleux: des belles pistes cyclables et des routes moins fréquentées et des désavantages : rallongement du parcours et parfois pistes en pierres et non goudronnés.

Ce matin, j’ai beaucoup râlé car j’ai du faire environ 20 km de pistes en pierre. Le vélo se comporte correctement jusquà 15, 16 km/h et au dessus, la remorque dérape systématiquement et entraine le vélo, cela devient dangereux. Ceci dit, les paysages étaient superbes et à cette vitesse, j’ai le temps de bien apprécié.

Par contre, j’ai rencontré un gros problème sur une piste. Pour éviter une pile de pont la piste descend près d’un cours d’eau à 1m et remonte très brutalement juste derrière mais caché par la pile. N’ayant pas d’élan et pas eu le temps de changer de vitesse, un épisode stressant commence. Arrêt en pente raide (longueur 10 m) à  3 m de l’eau. Les 2 freins étant bloqués, le vélo commence à descendre doucement. Je suis dessus et je dois descendre pour pouvoir le pousser. L’excercice de descente est périlleux, je dois retenir le vélo qui redescend tout en bloquant les freins et en restant bien droite pour que la remorque ne me fasse pas tomber. Je descends très, très lentement, que le temps me paraît long, j’ai la trouille de finir dans le cours d’eau. Puis une fois à côté du vélo, il faut lâcher un frein pour pouvoir appuyer sur la gâchette de l’accélérateur (utilisée qu’au démarrage du vélo), tout en retenant le vélo. J’ai fini par y arriver mais que de doutes sur mon attelage. Et tout ce stress complètement inutile.

Les voitures me passant trop près, je m’arrête dans un boutique pour acheter un écarteur. Comme ils n’en ont pas j’achète un drapeau dont le manche est en 2 parties. Le prix est ahurissant : 29 Francs suisses, le même acheté avant le départ 9€, chercher l’erreur. Je l’installe sur le vélo et 2h après il n’y est déjà plus. Voilà un achat intéressant. Depuis le début du périple, j’ai perdu 7 demi hampes de drapeaux (elles s’envolent avec la vitesse), c’est un record absolu.

Peu après, je m’arrête à midi pour recharger mes batteries sur une petite route où pas une voiture ne passe

Que ces 2h me paraissent longues et comme cela casse le rythme. Si j’avais une surface suffisante de panneaux exposées, je n’aurais pas besoin de faire une coupure aussi longue. En plus impossible pour moi de faire une sieste à ce moment là. Je revois la photo de Yannick entrain de faire une sieste à l’ombre de son panneau, je l’envie de pouvoir récupérer comme cela.

Puis je repars pour trouver très vite le Lac de Constance. Bien sûr, il y a une piste cyclable qui en fait le tour. C’est donc très agréable de la suivre

Comme vous pouvez le voir, le ciel est très nuageux, alors la recharge solaire, à ce moment là, est très faible

 

 

Il aurait fait beau, je serais aller me baigner. Mais il fait frais, j’ai du ressortir ma veste car j’avais froid (-8°C par rapport à hier).

Puis je continue à avancer en direction de l’Autriche donc je franchie bientôt la frontière avec une douane symbolique.

Il est 18h et je commence à fatiguer. Comme tous les soirs je cherche un point de chute pour pouvoir au moins parler avec quelqu’un dans la journée. Il est sûr que le même voyage à deux serait complétement différent. Donc je cherche et les critères pour trouver sont vraiment fantaisistes et fonction de l’air du temps. La seule chose que je sais, c’est qu’il ne faut jamais frapper à la porte d’une très belle maison.

J’avise un petit groupe de gens à côté d’une maison, en train de boire une bière. Je m’arrête pour discuter avec eux et le vélo solaire est un bon moyen de rencontre. On papote et l’un des hommes me dit que sa maison est trop petite, qu’il ne peut pas me recevoir mais qu’il serait content de m’offrir une chambre d’hotel dans l’hotel à côté (je vois déjà les commentaires moqueurs ou salaces !..). Je reste sidérée car cela ne m’était jamais arrivée. Il insiste et je finis par accepter. C’est pourquoi je vous écris d’une belle chambre d’hôtel  (dassmartel Hotel) situation totalement imprévisible pour moi. La rencontre a été belle mais courte. Merci Helmut, pour ce beau cadeau et tous vos encouragements pour la réussite de ce voyage

 

 

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